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Grande Dictée Éric-Fournier 2011

Voici La Grande Dictée Éric-Fournier 2011, composée par Stéphanie Lafortune et lue par Biz de Loco Locass. (119 pièges) (64 minutes)

(Contenu audio à venir)

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Ode : n. f. [ANTIQUITÉ] Poème lyrique grec destiné à être chanté. [Par analogie] Ce qui rappelle une ode par son caractère lyrique, enthousiaste.

terroir : n. m. Région, province, pays considéré(ée) dans ses particularités rurales, ses traditions, sa culture, ses productions et du point de vue du caractère des personnes qui y vivent ou en sont originaires.

québécois : adj. (s’accorde avec terroir). Le gentilé (nom ethnique) s’écrit avec une minuscule quand il est employé comme adjectif. Attention : l’adjectif québécois s’écrit avec deux accents aigus, même si Québec n’en prend qu’un.

soyez : v. être au subjonctif présent, 2e personne du pluriel (sujet : vous). Cette forme du verbe être s’écrit sans i entre le y et la finale –ez.

Poissons Les Poissons : [ASTRONOMIE] Constellation équatoriale (nom latin international Pisces, symbole Psc), dans le zodiaque. [ASTROLOGIE] Douxième signe du zodiaque (19 février – 20 mars). Un Poissons :  personne née sous le signe des Poissons. Les signes astrologiques, qui tirent leur origine de constellations, s’écrivent toujours avec une majuscule. Ici, la constellation se nomme Les Poissons, d’où le pluriel, même si le mot est employé dans un contexte singulier (Luc est PoissonsLuc est un Poissons).

Sagittaire Le Sagittaire : [ASTRONOMIE] Constellation de l’hémisphère austral (nom latin international Sagittarius, symbole Sgr), située dans le zodiaque et traversée par la Voie lactée. [ASTROLOGIE] Neuvième signe du zodiaque (22 novembre – 20 décembre).Un Sagittaire :  personne née sous ce signe. Les signes astrologiques, qui tirent leur origine de constellations, s’écrivent toujours avec une majuscule. Note : les signes astrologiques sont invariables au pluriel (Luc et Sylvie sont Sagittaire).

brun-noir OU brun noir : adj. composé (s’accorde avec yeux). Quand deux adjectifs de couleur sont combinés, les deux adjectifs restent invariables. Dans la majorité des cas, les deux adjectifs sont unis par un trait d’union, bien que ce dernier ne soit pas obligatoire.

ayez : v. avoir au subjonctif présent, 2e personne du pluriel (sujet : vous). Cette forme du verbe avoir s’écrit sans i entre le y et la finale –ez.

pers : adj. (s’accorde avec yeux). Se dit d’yeux d’une couleur bleu-vert. À ne pas confondre avec l’adjectif pair (« se dit d’un nombre qui se divise par deux ») ou le nompaire (« ensemble de deux choses identiques ou symétriques »). Note : bien que beaucoup plus rare, la forme féminine existe également pour cet adjectif : perseperses.

surement OU sûrement : adv. De manière certaine, évidente. Graphie rectifiée :surement (sans accent circonflexe).

à (vous convaincre) : prép. La préposition à s’écrit avec un accent grave. À ne pas confondre avec la forme conjuguée a du verbe avoir (présent de l’indicatif, 3e personne du singulier), qui s’écrit sans accent.

bucoliques : adj. bucolique au masculin pluriel (s’accorde avec charmes). Qui évoque les mœurs champêtres, la vie des bergers.

français : n. m. Le gentilé (nom ethnique) s’écrit avec une minuscule quand il désigne une langue.

bleuetières : n. f. bleuetière au pluriel. [Québec] Terrain où poussent de façon naturelle les bleuets.

lac Saint-Jean ou Lac-Saint-Jean : n. pr. Grand lac du Québec qui se déverse dans la rivière Saguenay. Dans un nom géographique, le terme générique (ici lac) s’écrit avec une minuscule. Lac-Saint-Jean : région du Québec, qui forme avec le Saguenay une région administrative. La graphie Lac-Saint-Jean, également admise, désigne toutefois davantage l’entité administrative et politique que l’entité géographique. Attention : dans les deux cas, on écrit Saint au long (la forme abrégée St, qui peut se justifier si l’on manque d’espace, n’est pas de mise dans le corps du texte).

barachois : n. m. [Québec] Banc de sable s’avançant dans la mer et formant une petite baie. Le déterminant contracté aux s’écrit ici au pluriel, puisqu’il existe logiquement plusieurs barachois le long des rives du fleuve Saint-Laurent.

fleuve Saint-Laurent : n. pr. Long fleuve de l’est du Canada (3 360 km), qui prend sa source dans les Grands Lacs, forme la frontière entre l’Ontario et les États-Unis, arrose le sud-est du Québec, et rejoint le golfe du Saint-Laurent par un large estuaire. Dans un nom géographique, le terme générique (ici fleuve) s’écrit avec une minuscule. Attention : on écrit Saint au long (la forme abrégée St, qui peut se justifier si l’on manque d’espace, n’est pas de mise dans le corps du texte).

hyperboréennes : adj. hyperboréen au féminin pluriel (s’accorde avec forêts). [Soutenu] Nordique. Le préfixe hyper s’agglomère, c’est-à-dire qu’il se joint directement, au mot qui suit.

conifères : n. m. conifère au pluriel. Les conifères : ordre de plantes, souvent résineuses, à feuilles généralement persistantes, en forme d’aiguilles ou d’écailles, et à fruits en forme de cônes. Le pin, le sapin, le cèdre, le mélèze sont des conifères.

semper virens OU sempervirens : adj. inv. Qui est toujours vert (s’accorde avecconifères). Cet adjectif se prononce [simper virince].

quels que soient : dans cette construction, quel (adj. interrogatif) et que (pron. relatif) s’écrivent en deux mots. Quel y joue le rôle d’attribut, et s’accorde donc avec le sujet du verbe être, ici vos panoramas coups de cœur (masculin pluriel).

panoramas : n. m. panorama au pluriel. Vaste paysage que l’on découvre de façon circulaire à partir d’un point élevé.

coups de cœur : loc. nom. m. coup de cœur au pluriel. Attirance vive et spontanée. Le pluriel est ici requis, puisqu’on sous-entend : « les panoramas qui sont vos coups de cœur ». Note : le nom cœur s’écrit toujours au singulier dans cette locution (un coup de cœurdes coups de cœur).

belle province OU Belle Province : loc. nom. f. La Belle Province est une périphrase utilisée pour désigner la province de Québec. Elle a été apposée sur les plaques d’immatriculation de la province jusqu’en 1977. Depuis 1978, c’est plutôt la devise officielle du Québec qui y apparait : Je me souviens.

laisser bouche bée : loc. v. Laisser la bouche ouverte de stupeur, de surprise. Attention :laisser est ici à l’infinitif; le pronom vous qui précède est le complément direct de laisser, et non son sujet.

en tous lieux OU en tout lieu : loc. adv. Partout. Dans cette expression, lieu s’écrit au pluriel (« dans tous les lieux ») ou au singulier (« en n’importe quel lieu »).

toutes heures : loc. nom. f. pl. Tout est employé ici comme déterminant; il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il détermine (heures, féminin pluriel).

peu importe OU peu importent : loc. adv. Quelle importance! Quand cette expression est suivie d’un groupe nominal pluriel (ici les bordées de neige), le verbe s’accorde facultativement au singulier (peu importe les bordées de neige) ou au pluriel (peu importent les bordées de neige). Le verbe reste toutefois toujours au singulier quand une proposition suit (peu importe qu’il ait neigé).

bordées de neige : loc. nom. f. bordée de neige au pluriel. [Québec] Chute de neige très abondante. La neige, entité partitive (non dénombrable), reste au singulier même quand cette locution est employée au pluriel.

tombé : part. passé du verbe tomber au masculin singulier. Le participe passé d’un verbe employé impersonnellement reste invariable. Note : dans cette tournure impersonnelle, le pronom relatif que, mis pour les bordées de neige, joue le rôle de sujet réel et non le rôle de complément direct (on pourrait reformuler par : des bordées de neige sont tombées).

précédemment : adv. À un moment antérieur, plus tôt. La terminaison  des adverbes de ce type se prononce [amment], même s’ils se terminent par –emment. Pour savoir si l’adverbe doit s’écrire avec un a (-amment) ou avec un e (-emment), on se base sur l’adjectif dont il dérive. L’adjectif précédent se termine en –ent ; l’adverbe précédemments’écrit donc avec un e. Pour comparaison, on écrit abondamment avec un a, puisque l’adjectif correspondant, abondant, se termine en –ant.

homériques : adj. homérique au masculin pluriel. Épique, à la manière d’Homère. Épique : adj. [Familier] Qui est mémorable par ses nombreuses aventures, par son caractère grandiose, extraordinaire. Homère : n. pr. Poète grec (9e siècle avant J.-C.). On attribue à ce poète originaire de la Grèce d’Asie Mineure l’Iliade et l’Odyssée, deux récits épiques qui condensent la mémoire de 4 ou 5 siècles d’histoire de la Grèce archaïque, du 12e ou 13e siècle au 8e siècle. L’adjectif s’accorde au pluriel puisqu’il est déterminé par les (les plus homériques).

friands : adj. friand au masculin pluriel. [Figuré] Qui a un gout avide pour quelque chose. L’adjectif s’accorde au pluriel puisqu’il est déterminé par les (les plus friands).

nordicité : n. f. [Québec] Ensemble des caractéristiques de la vie des habitants du nord de l’hémisphère boréal, notamment en rapport avec le froid, la neige, l’isolement et les grandes variations de la période de luminosité du jour.

bourrasques : n. f. bourrasque au pluriel. Coup de vent, bref et violent. Ce nom s’écrit avec deux r.

tout : adv. L’adverbe tout, généralement invariable, s’accorde seulement s’il précède et modifie un adjectif féminin qui commence par une consonne (toute pimpante) ou par un haspiré (toute honteuse). Il reste donc invariable devant les adjectifs qui commencent par une voyelle (tout émue) ou par un h muet (tout heureuse). L’adjectif hiémal commence par un h muet (et non aspiré); tout reste donc invariable (tout hiémale).

hiémales : adj. hiémal au féminin pluriel (s’accorde avec bourrasques). [Soutenu] Qui se rapporte à l’hiver. Un vent hiémal. Cet adjectif commence par un h muet, ce qui explique l’invariabilité de l’adverbe tout (voir les explications sous l’entrée précédente).

cométique : n. m. [Québec] Traineau à chiens.

glacielles : adj. glaciel au féminin pluriel (s’accorde avec terres). [Québec] Qui se rapporte aux glaces flottantes.

inuites OU inuits OU inuit : adj. inuit au féminin pluriel (s’accorde avec terres). Relatif aux Inuits, membres de la nation autochtone vivant dans les régions arctiques de l’Amérique, au Groenland et en Sibérie orientale. Le gentilé (nom ethnique) s’écrit avec une minuscule quand on l’emploie comme adjectif. Graphie rectifiée : inuites (avec un e, marque habituelle du féminin en français, et un s, marque habituelle du pluriel en français).

frasil : n. m. [Québec] Pellicule formée par la glace qui commence à prendre, cristaux ou fragments de glace flottante.

fond : v. fondre au présent de l’indicatif, 3e personne du singulier (sujet : le frasil). À ne pas confondre avec la forme conjuguée font du verbe faire (présent de l’indicatif, 3e personne du pluriel), qui se termine par un t.

à vau-l’eau : loc. adv. Au fil de l’eau, du courant. Naviguer à vau-l’eau.

dont : pron. rel. qui remplace un complément en de; ici, dont est mis pour le complémentdes ruisseaux (les orées des ruisseaux). Le pronom s’écrit avec un t final. À ne pas confondre avec donc, qui se termine par un c.

orées : n. f. orée au pluriel. Bordure.

tout : adv. L’adverbe tout, généralement invariable, s’accorde seulement s’il précède et modifie un adjectif féminin qui commence par une consonne (toute pimpante) ou par un haspiré (toute honteuse). Il reste donc invariable devant les adjectifs qui commencent par une voyelle (tout émue) ou par un h muet (tout heureuse). L’adjectif enneigées commence par une voyelle; tout reste donc invariable (tout enneigées).

enneigées : adj. enneigé au féminin pluriel (s’accorde avec orées). Couvert de neige.

venues : part. passé du verbe venir au féminin pluriel (s’accorde avec les parties de sucre). Dans cette construction avec voicivenues est attribut du complément direct (les parties de sucre, féminin pluriel), et s’accorde avec ce dernier.

parties de sucre : loc. nom. f. partie de sucre au pluriel. [Québec] Fête organisée à une cabane à sucre pour déguster les produits de l’érable. Cabane à sucre : loc. nom. f. [Québec] Bâtiment construit dans une érablière destiné à la fabrication du sucre et du sirop d’érable. Note : sucre s’écrit toujours au singulier dans les expressions partie(s) de sucreet cabane(s) à sucre.

auxquelles : pron. rel. auquel au féminin pluriel (s’accorde avec son antécédent : les parties de sucre). Ce pronom s’écrit en un seul mot. Ne pas oublier le x au pluriel!

conviés : part. passé du verbe convier au masculin pluriel (s’accorde avec tous et toutes). Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire être s’accorde avec le sujet.

outre : prép. [Plutôt soutenu] En plus de.

le jour de l’An : loc. nom. m. Fête célébrant le premier jour de l’année. Dans les noms de fêtes religieuses, civiles ou nationales, on met la majuscule au nom spécifique qui caractérise la fête et la minuscule au terme générique comme fête ou jour. Dans l’expression le jour de l’An, le générique est jour (minuscule) et le spécifique est An(majuscule) : il fête le jour de l’An en famille. Note : si on emploie l’expression le jour de l’anau sens de « premier jour de l’année », sans faire référence à la fête qui le célèbre (ce qui n’est toutefois pas le cas dans la présente dictée), le nom an prend la minuscule : il est né le jour de l’an 1954.

où : pron. rel. [Figuré] Au temps en question (ici au jour de l’An). Attention : le pronom relatif s’écrit avec un accent grave, contrairement à la conjonction de coordination ou, qui exprime une alternative (ceci ou cela).

goulus : n. goulu au masculin pluriel. Personne gloutonne. Ce nom s’écrit sans accent circonflexe, contrairement à l’adverbe goulûment, qui en dérive. Note : l’adverbe gouluments’écrit toutefois sans accent circonflexe en graphie rectifiée.

se goinfrent de : v. pron. se goinfrer au présent de l’indicatif, 3e personne du pluriel (sujet :les goulus). [Familier] Manger beaucoup de.

pléthore : n. f. Abondance, excès de qqch.

oreilles de crisse OU oreilles de Christ OU oreilles-de-Christ : loc. nom. f. [Québec] Tranches de bacon bien rôties, grillades de lard salé. Cette locution s’emploie toujours au pluriel.

brahoules : n. f. brahoule au pluriel. [Québec] [Familier] Grande louche. Le nom brahoules’écrit ici au pluriel, puisqu’il est complément du nom pléthore, qui indique une grande quantité de… (une pléthore de brahoules).

salmigondis : n. m. [Vieux] Ragout composé de restes de viande. Ce nom s’écrit toujours avec un s, même au singulier (un salmigondisdes salmigondis).

tartes : n. f. tarte au pluriel. Le nom tarte s’écrit ici au pluriel, puisqu’il est complément du nom pléthore, qui indique une grande quantité de… (une pléthore de tartes).

farlouche : n. f. [Québec] Garniture de tarte composée d’un mélange de farine, de mélasse et de raisins secs.

accueil : n. m. Attention à la finale : –ueil.

à bras grands ouverts OU à bras grand ouverts : loc. adj. L’adjectif grand peut jouer auprès du verbe ouvrir le rôle d’un adverbe. Dans cet emploi, grand revêt le sens de « largement ». Comme adjectif, grand s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie (à bras grands ouverts). Ici toutefois, puisque la phrase lui confère une valeur adverbiale, grand peut également rester invariable (à bras grand ouverts). Ouverts’accorde au masculin pluriel avec bras.

notoires : adj. notoire au masculin pluriel (s’accorde avec le syntagme coordonné La cordialité et l’accueil à bras grands ouverts). Se dit d’une chose connue d’un très grand nombre de personnes.

motivé : part. passé du verbe motiver. Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoirreste invariable quand le complément direct (ici maintes pendaisons de crémaillère et d’épluchettes de blé d’Inde en plein air) est placé à droite du verbe.

maintes OU mainte : déter. maint au féminin pluriel ou singulier. [Vieux] Beaucoup de. Ce déterminant s’emploie le plus souvent au pluriel, mais le singulier est également permis. Attention toutefois : si l’on écrit le déterminant au pluriel (maintes), le nom s’écrit aussi au pluriel (maintes pendaisons de crémaillère); de la même manière, si l’on écrit le déterminant au singulier (mainte), le nom s’écrit aussi au singulier (mainte pendaison de crémaillère). Dans la présente dictée, cette règle s’applique également au nom épluchette maintesépluchettes (déterminant ET nom au pluriel) ou mainte épluchette (déterminant ET nom au singulier).

pendaisons de crémaillère(s) (avec maintes) OU pendaison de crémaillère (avecmainte) : loc. nom. f. Fête destinée à célébrer son installation dans un nouveau logement.Crémaillère : n. f. Tige de fer munie de crans, fixée à l’intérieur d’une cheminée, qui permet de suspendre les marmites à différentes hauteurs. Le nom crémaillère s’écrit sans entre le double l et la finale –ère. Pour l’accord de pendaison au pluriel ou au singulier, voir l’entrée maintes OU mainte, ci-dessus. Pour l’accord de crémaillère : la règle qui régit le nombre du complément en de (de crémaillère) quand une expression comme pendaison de crémaillère est employée au pluriel n’est pas absolue. Normalement, le nombre du complément dépendra du sens (dans des paniers de pommes, par exemple, il y a nécessairement plusieurs pommes : le pluriel pommes va de soi). Le sens du nomcrémaillère sous-entend qu’on pend une seule crémaillère dans une habitation, puisqu’une habitation ne possède normalement qu’une seule cheminée où pendre la crémaillère; de ce point de vue, crémaillère s’écrira au singulier : des pendaisons de crémaillère. D’un autre côté, s’il y a plusieurs pendaisons de crémaillère, on peut considérer également que plusieurs crémaillères sont pendues (une dans chaque habitation); de ce point de vue,crémaillères s’écrira au pluriel : des pendaisons de crémaillères. En résumé, le singuliercrémaillère est plus logique, et est effectivement plus fréquent dans l’usage, mais le plurielcrémaillères, bien que beaucoup plus rare, se justifie également.

épluchettes de blé d’Inde (avec maintes) OU épluchette de blé d’Inde (avec mainte) : loc. nom. f. [Québec] Fête organisée lors de la récolte du maïs. Blé d’Inde : loc. nom. m. [Québec] Maïs. Pour l’accord d’épluchette au pluriel ou au singulier, voir l’entrée maintes OU mainte, ci-dessus. Pour l’accord de blé d’Inde : l’expression blé d’Inde désigne ici une entité partitive (non dénombrable) : on épluche du blé d’Inde (du maïs); blé d’Inde reste donc au singulier, même si la locution est employée au pluriel : des épluchettes de blé d’Inde.

plein air : loc. nom. m. Le plein air : l’extérieur. Attention : le nom air est masculin. Cette expression s’écrit sans trait d’union.

franc-parler : n. m. Manière de s’exprimer qui ne dénote aucune réserve ni contrainte, liberté totale de parole, franchise. Ce nom s’écrit avec un trait d’union.

avivé : adj. Rendu plus vif (s’accorde avec franc-parler).

heures : n. f. heure au pluriel. Unité de mesure de temps. À ne pas confondre avec les noms masculins homophones heur (« [Vieux] chance ») et heurt (« action de heurter » ou « désaccord »).

babil : n. m. Bavardage agréable, vif et spontané.

voisines : n. voisin au féminin pluriel. La préposition entre suppose l’existence de plusieurs voisines, d’où le pluriel (entre voisines).

palier : n. m. Plateforme aménagée entre deux volées d’escalier ou donnant accès aux locaux situés au même étage. Le nom palier s’écrit avec un seul l, contrairement au verbe homophone pallier (« atténuer, résoudre d’une façon provisoire, incomplète; remédier à »), qui en prend deux.

québécismes : n. m. québécisme au pluriel. Fait de langue propre au français québécois. On trouve plusieurs québécismes dans la présente dictée : barachois, brahoules,farlouchegodendartsoreilles de crisseparties de sucre, etc. Tous les mots dont la définition est accompagnée de la marque [Québec] dans le présent corrigé constituent des québécismes. Attention : le nom québécisme s’écrit avec deux accents aigus, même siQuébec n’en prend qu’un.

or : conj. de coord. À ne pas confondre avec la préposition homophone hors (« à l’extérieur de »).

peu : pron. indéf. Pas beaucoup. À ne pas confondre avec peut, forme conjuguée du verbepouvoir (présent de l’indicatif, 3e personne du singulier).

croient : v. croire au présent de l’indicatif, 3e personne du pluriel (sujet : peu). Le pronom indéfini peu entraine l’accord au pluriel du verbe. Le singulier est seulement possible dans une construction passive du type : peu a été dit sur ce sujet.

enorgueillir : v. S’enorgueillir de : se flatter de. Attention à la séquence –ueil-.

hors pair : loc. adj. inv. Exceptionnel. Hors pair s’écrit sans trait d’union. On dit aussi hors de pair. C’est le nom masculin pair (« personne de même rang, de même dignité, de même fonction ») qu’on retrouve dans cette expression.

Détrompez-vous : v. se détromper à l’impératif présent, 2e personne du pluriel. Cesser d’être dans l’erreur. Le pronom réfléchi vous se joint avec un trait d’union au verbe impératif dont il est complément.

Rares : adj. rare au masculin pluriel (s’accorde avec les artistes, dont il est attribut).

les nôtres : pron. poss. de la 1re personne du pluriel. Le pronom possessif s’écrit avec un accent circonflexe, contrairement au déterminant possessif, qui n’en prend pas (notre culture).

heur : n. m. [Vieux] Chance. Avoir l’heur de plaire : [Soutenu] [Moderne] Faire plaisir. À ne pas confondre avec les noms homophones heure (« période de temps ») et heurt (« action de heurter » ou « désaccord »).

sans compter qu’ : loc. conj. En plus du fait que. C’est le verbe compter qu’on retrouve dans cette locution. À ne pas confondre avec le verbe homophone conter (« [Vieux] ou [Québec] raconter »).

armé : part. passé du verbe armer employé comme adjectif, au masculin singulier (s’accorde avec le Tout-Québec).

calicots : n. m. calicot au pluriel. Banderole d’étoffe portant une inscription.

le Tout-Québec OU le tout-Québec : quand tout précède un nom de ville, on l’écrit toujours au masculin singulier. Quand une expression de ce type est précédée de le pour désigner l’élite sociale de la ville en question, tout se joint au nom de la ville avec un trait d’union et on l’écrit le plus souvent avec une majuscule, créant ainsi un nom composé. Cela dit, la minuscule (le tout-Québec) est également admise.

prêt : adj. masculin singulier (s’accorde avec le Tout-Québec). À ne pas confondre avec l’adverbe homophone près (« à une courte distance »).

cohorte : n. f. [Familier] Groupe de personnes.

agents : n. agent au masculin pluriel. Le nom agent s’écrit ici au pluriel, puisqu’il est complément du nom cohorte, qui désigne un groupe, donc plusieurs personnes (une cohorte d’agents).

antiémeutes OU antiémeute : adj. antiémeute au masculin pluriel (s’accorde avecagents). Destiné à prévenir ou à réprimer les émeutes. Pluriel rectifié : antiémeutes, avec un s.

colossale : adj. colossal au féminin singulier (s’accorde avec cohorte). [Figuré] Qui dépasse considérablement la commune mesure.

feue : adj. feu au féminin singulier (s’accorde avec équipe). [Figuré] Ancien.

régionale : adj. régional au féminin singulier (s’accorde avec équipe).

ancêtres : n. ancêtre au masculin pluriel. Ascendants lointains, générations antérieures.

canadiens-français : adj. canadien-français au masculin pluriel (s’accorde avecancêtres). [HISTOIRE] Relatif aux Canadiens d’origine française. Le gentilé (nom ethnique) s’écrit avec une minuscule (en fait, deux dans le présent cas) quand on l’emploie comme adjectif. L’adjectif canadien-français s’écrit toujours avec un trait d’union.

établis : part. passé du verbe établir au masculin pluriel (s’accorde avec le pronom se, mis pour nos ancêtres canadiens-français). S’établir : prendre pour demeure. En contexte pronominal, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet quand le pronom se est, comme ici, sans fonction logique. Ici, le sujet est le pronom relatif qui, mis pour nos ancêtres canadiens-français.

sans regret : loc. adv. Il existe des expressions dont l’orthographe est figée par l’usage. Ainsi, certains noms doivent toujours rester au singulier après la préposition sans. C’est le cas du nom regret.

ces : déter. dém. ce au masculin pluriel (s’accorde avec arpents). À ne pas confondre avec le déterminant possessif homophone ses, qui commence par un s (ses choses et les miennes).

quelques : l’adjectif indéfini quelques est toujours pluriel et se place toujours entre le nom (ici arpents) et son déterminant (ici ces).

arpents de neige : loc. nom. Arpent : ancienne unité de superficie agraire valant de 20 à 50 ares, soit 2 000 à 5 000 mètres carrés. Quelques arpents de neige est une citation de Voltaire, par laquelle celui-ci exprimait son évaluation dépréciative de la valeur économique du Canada et, par extension, de la Nouvelle-France, en tant que colonie au 18e siècle. Parce qu’elle exprime de façon concise une vision caricaturale qui avait cours en certains milieux de la France métropolitaine de l’époque, cette expression s’est intégrée à la culture populaire canadienne et elle est régulièrement citée par les Québécois.

godendarts OU godendards : n. m. godendart ou godendard au pluriel. [Québec] Grande scie que l’on manie à deux. Dans le contexte de la phrase (notre histoire faite de godendarts), on parle nécessairement de plusieurs godendarts, d’où le pluriel.

vestes : n. f. veste au pluriel. Dans le contexte de la phrase (notre histoire faite de vestes carreautées), on parle nécessairement de plusieurs vestes, d’où le pluriel.

carreautées : adj. carreauté au féminin pluriel (s’accorde avec vestes). [Québec] À carreaux. Cet adjectif s’écrit comme carreau, et non comme carotte !

tout : adv. L’adverbe tout, généralement invariable, s’accorde seulement s’il précède et modifie un adjectif féminin qui commence par une consonne (toute pimpante) ou par un haspiré (toute honteuse). Il reste donc invariable devant les adjectifs qui commencent par une voyelle (tout émue) ou par un h muet (tout heureuse). L’adjectif autre commence par une voyelle; tout reste donc invariable (tout autre).

Quid de : pron. interr. [Familier] Qu’en est-il de? Que penser de?

vu : part. passé du verbe voir au masculin singulier. Quand un infinitif suit un participe passé, il peut influencer l’accord du participe. C’est souvent le cas avec le verbe voir. La règle est alors la suivante : on accorde le participe passé seulement si on trouve à sa gauche un complément direct ET que ce complément direct est l’agent (le sujet sous-entendu) de l’infinitif. Ici, la première condition est remplie : le verbe voir a bel et bien un complément direct à gauche, soit le pronom relatif que, mis pour les arbres de nos forêts. La deuxième condition ne l’est toutefois pas : le complément direct, les arbres, n’est pas le sujet sous-entendu de l’infinitif abattre; ce sont des personnes qui ont abattu les arbres, et non les arbres qui se sont abattus eux-mêmes. Puisque la deuxième condition n’est pas remplie, le participe passé vu reste invariable.

voulu : part. passé du verbe vouloir au masculin singulier. Ici, le complément direct du verbe vouloir est une proposition infinitive : Nous avons voulu quoi? Détester nos hivers.Dans ce cas, le participe passé voulu reste invariable.

eu : part. passé du verbe avoir au masculin singulier. Quand le sujet du verbe est un ilimpersonnel (il y a eu), le participe passé est presque toujours invariable, car il n’y a presque jamais de complément direct avec ces verbes. Il y a souvent un mot qui répond à la question Qui? ou Quoi? après le verbe, mais ce mot est plutôt le sujet réel que le complément direct. Ici, le pronom relatif qu’ est mis pour les luttes politiques, qui est un sujet réel, et non un complément direct. Comme il n’y a pas de complément direct pour le verbe avoir, son participe passé eu reste invariable.

langues française et anglaise : il arrive en de rares occasions qu’un donneur d’accord pluriel (ici langues) se distribue de façon singulière sur des adjectifs coordonnés (icifrançaise et anglaise). Dans ce cas, le sens de l’énoncé nous oblige à accorder les adjectifs au singulier. L’expression les langues française et anglaise doit être interprétée ainsi: la langue française et la langue anglaise, puisqu’il n’y a qu’une seule langue française et une seule langue anglaise. Pour comparaison, on écrirait au pluriel : les langues latines et germaniques (il existe plusieurs langues latines et plusieurs langues germaniques).

arborons : v. arborer à l’indicatif présent, 1re personne du pluriel (sujet : nous). Dresser quelque chose, élever. [Par extension] Porter quelque chose avec fierté. À ne pas confondre avec le verbe paronyme abhorrer (« [Soutenu] détester au plus haut point »).

toujours : adv. L’adverbe toujours s’écrit toujours (!) avec un s.

fleurdelisé OU fleurdelysé : n. m. Drapeau du Québec (orné de quatre fleurs de lis). Ce nom s’écrit sans espaces ni traits d’union.

fond : n. m. Ce sur quoi quelque chose se détache. Ce nom s’écrit sans s au singulier. À ne pas confondre avec le nom homophone fonds (« capital destiné à des fins particulières »), qui s’écrit toujours avec un s, même au singulier (un fonds, des fonds).

lapis-lazuli : n. m. Pierre d’un bleu vif, recherchée en joaillerie, aussi appelée pierre d’azur.

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