Grande Dictée Éric-Fournier 2012

Voici La Grande Dictée Éric-Fournier 2012, composée par Jean Fontaine et lue par Dominique Demers. (134 pièges)

(Contenu audio à venir)

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GDEF2012

trésor : n. m. Amas de choses précieuses que l’on cache, que l’on met en réserve. Ce nom est au singulier, car le texte dit plus loin explicitement le trésor, mais le pluriel aux trésors est accepté, puisque l’on peut aussi considérer comme des trésors les coquillages recherchés, les pierres précieuses et les doublons rêvés.

blême : adj. masc. sing. (s’accorde avec matin). D’une couleur pâle, sans éclat et déplaisante. Ce mot prend un accent circonflexe, contrairement à emblème.

 : particule adverbiale servant à renforcer le déterminant démonstratif ce prend un trait d’union quand aucun élément ne le sépare du nom qu’il modifie (ce matin-là). Dans tous les autres cas, il ne prend pas de trait d’union. Ici, l’adjectif blême sépare la particule  du nom qu’il modifie (matin) : pas de trait d’union.

flânais : v. flâner à l’imparfait de l’indicatif, 1re personne du singulier (sujet : je). Se promener sans but, aller au hasard. Ce verbe s’écrit avec un accent circonflexe, contrairement à glaner.

nu-pieds : adv. En ayant les pieds nus. Attention : malgré le sens de cette expression, nu est invariable.

battures : n. f. batture au pluriel. [Québec] Partie étendue et plate d’un rivage que la marée descendante laisse à découvert. Synonyme : estran, mot qui figure plus loin dans le texte.

brumeuses : adj. brumeux au féminin pluriel (s’accorde avec battures). Chargé, couvert de brume. L’adjectif brumeux et le nom brume s’écrivent sans accent circonflexe.

baie de Fundy : n. pr. f. Baie de l’océan Atlantique sur la côte est du Canada et des États-Unis, qui sépare la Nouvelle-Écosse du Nouveau-Brunswick et du Maine. Quand un toponyme naturel se compose d’un nom commun générique (ici baie) et d’un élément distinctif (ici le complémentde Fundy), le nom commun générique s’écrit avec une minuscule et l’élément distinctif s’écrit avec une majuscule.

 : pron. rel. À l’endroit en question. Quand il exprime un lieu,  s’écrit avec un accent grave. À ne pas confondre avec la conjonction ou, sans accent (lundi ou mardi).

avait : aux. avoir à l’imparfait de l’indicatif, 3e personne du singulier (sujet : ma marotte). Il ne faut pas laisser ici le pronom m’ influencer l’accord; ce pronom est complément direct, et non sujet.

ramenée : part. passé du verbe ramener au féminin singulier. Le participe passé conjugué avecavoir s’accorde avec le complément direct placé à gauche. Ici, le complément direct de ramenerest le pronom m’, mis pour la narratrice (féminin singulier). Le fait que le narrateur est bien une narratrice est confirmé à l’oreille par le mot stupéfaite, qui figure plus loin dans le texte.

marotte : n. f. Idée fixe, manie.

chasse aux coquillages : loc. nom. f. On chasse « les » coquillages; le pluriel est donc requis ici.

littoral : n. m. Étendue de pays située le long des côtes, en bordure de mer.

pittoresque : adj. masc. sing. (s’accorde avec littoral). Qui mérite d’être peint.

renommé : adj. masc. sing. (s’accorde avec littoral). Qui a du renom. Renom : n. m. Opinion favorable, largement répandue, sur quelqu’un ou quelque chose.

ses : dét. poss. son au féminin pluriel (détermine marées). Qui lui appartiennent. À ne pas confondre avec ces, déterminant démonstratif. Comparez je regarde ses photos (= les photos qui lui appartiennent) et je regarde ces photos (= ces photos-là).

marées : n. f. marée au pluriel. Mouvement quotidien ascendant et descendant du niveau de la mer, dû à l’attraction de la Lune et du Soleil sur l’eau.

extrêmes : adj. extrême au féminin pluriel (s’accorde avec marées). Qui est à son plus haut degré d’intensité.

dues : part. passé du verbe devoir employé comme adjectif, au féminin pluriel (s’accorde avecmarées). C’est seulement au masculin singulier que ce participe passé prend un accent circonflexe ().

résonance : n. f. [PHYSIQUE] Augmentation de l’amplitude d’un système physique en vibration lorsque la période de la vibration excitatrice se rapproche de la période propre au système.

seiche : n. f. [GÉOGRAPHIE] Oscillation libre du niveau d’une nappe d’eau. Ce phénomène s’observe notamment dans les lacs et dans les golfes.

golfe : n. m. Bassin formé par la mer dans son avancée à l’intérieur des terres. À ne pas confondre avec le nom homophone golf, sans e (« sport »).

infundibuliforme OU infondibuliforme : adj. masc. sing. (s’accorde avec golfe). Qui a la forme d’un entonnoir. Ce mot, qui vient du latin infundibulum (« entonnoir »), n’a aucune parenté étymologique avec le nom de la baie de Fundy, même si celle-ci est en effet en forme d’entonnoir. Graphie rectifiée : la séquence –un– dans ce mot se prononce « on », d’où la graphie rectifiée infondibuliforme. La même règle s’applique à acuponcture (plutôt qu’acupuncture) ou àavonculaire (plutôt qu’avunculaire, « relatif à l’oncle ou à la tante »).

syzygie : n. f. Conjonction ou opposition de la Lune ou d’une planète avec le Soleil. Les  marées de syzygie, qui ont lieu les jours de pleine lune et de nouvelle lune, sont caractérisées par une amplitude supérieure à la moyenne.

descendante : adj. descendant au féminin singulier (s’accorde avec marée).

apogée : n. m. [Figuré] Point le plus élevé ou point extrême. Attention : le nom apogée est masculin, bien qu’il se termine en –ée (tout comme le nom musée).

bimensuel : adj. masc. sing. (s’accorde avec apogée). Qui a lieu, qui parait deux fois par mois.

exhibant : v. exhiber au participe présent. Faire voir, présenter.

innombrables : adj. innombrable au masculin pluriel (s’accorde avec hectares). En trop grand nombre pour être compté.

hectares : n. m. hectare au pluriel. Unité de mesure de superficie (symbole ha) égale à la superficie d’un carré de 100 mètres de côté, soit 10 000 mètres carrés. Le h initial du mothectare est muet : il commande l’élision (l’hectare) et la liaison (les hectares se prononce « lézèktar »).

tout : adv. Complètement. L’adverbe tout s’accorde uniquement s’il précède directement et modifie un adjectif féminin commençant par une consonne (une idée toute simple) ou par un haspiré (des fillettes toutes honteuses). Ce n’est pas le cas de l’adjectif indiqués, masculin : toutreste donc invariable.

indiqués : adj. indiqué au masculin pluriel (s’accorde avec hectares). Adéquat, opportun.

nacre : n. f. Substance irisée, dure, recouvrant la coquille de certains mollusques, utilisée en bijouterie. Attention au genre féminin de ce nom : de la nacre (et non *du nacre).

irisée : adj. irisé au féminin singulier (s’accorde avec nacre). Qui prend les couleurs de l’arc-en-ciel.

Jusqu’alors : adv. S’emploie pour indiquer une limite dans le temps ou l’espace. La conjonctionjusque s’élide toujours devant un mot commençant par une voyelle (jusqu’alorsjusqu’ici, jusqu’à la maisonjusqu’en mai, etc.).

glané : part. passé du verbe glaner. [Figuré] Ramasser, recueillir par-ci par-là. Le participe passé conjugué avec avoir s’accorde seulement si son complément direct est placé à gauche. Ici, le participe passé (des buccins, des bigorneaux à l’opercule fermé et des bivalves…) est placé à droite du verbe : le participe passé reste donc invariable.

çà et là : loc. adv. Un peu partout. Attention : dans cette expression, çà est un adverbe vieilli qui signifie « ici »; il s’écrit avec un accent grave sur le a. À ne pas confondre avec le pronom démonstratif ça (« cela »), sans accent.

estran : n. m. Portion du littoral comprise entre les plus hautes et les plus basses mers. Synonyme de batture (voir ci-dessus dans le corrigé).

buccins : n. m. buccin au pluriel. Gros mollusque gastéropode des côtes de l’Atlantique, aussi appelé bulotLes gastéropodes : classe de mollusques qui rampent au moyen de leur pied ventral et possèdent une masse viscérale généralement enfermée dans une coquille univalve.

bigorneaux : n. m. bigorneau au pluriel. Petit coquillage comestible à coquille gris foncé en spirale, aussi appelé vigneau ou escargot de mer.

opercule : n. m. Pièce cornée avec laquelle les mollusques gastéropodes peuvent fermer leur coquille. Pour la définition de gastéropodes, voir buccins, ci-dessus.

fermé : adj. masc. sing. (s’accorde avec opercule).

bivalves : n. m. pl. Les bivalves : famille de mollusques lamellibranches dont la coquille possède deux valves. Les lamellibranches : classe de mollusques aquatiques aux branchies en forme de lamelles.

apparentés : adj. apparenté au masculin pluriel (s’accorde avec bivalves). Qui ressemble à quelque chose, est de nature semblable à quelque chose.

coquilles Saint-Jacques : loc. nom. f. coquille Saint-Jacques au pluriel. Mollusque marin bivalve du genre peigne, à la coquille en forme d’éventail, recherché pour sa chair délicate.Peigne : n. m. Nom courant du pecten (mollusque lamellibranche).

Tout à coup : loc. adv. Soudainement. Cet adverbe s’écrit sans traits d’union; tout et coup y sont au singulier.

découvris : v. découvrir au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : je).

à demi : loc. adv. À moitié. L’adverbe à demi est toujours invariable et se joint sans trait d’union à l’adjectif qui suit. Le trait d’union est toutefois requis devant un nom (à demi-mot, à demi-prix, à demi-voix, etc.).

envasée : part. passé du verbe envaser employé comme adjectif, au féminin singulier (s’accorde avec bouteille). Enfoncer dans la vase.

scellée : part. passé du verbe sceller employé comme adjectif, au féminin singulier (s’accorde avec bouteille). Fermer quelque chose de façon parfaitement étanche. À ne pas confondre avec les verbes celer (« cacher »), utilisé plus loin dans le texte, ou seller (« pourvoir une monture d’une selle »).

presque : adv. À peu près, pas tout à fait. L’adverbe presque s’élide uniquement dans le nompresqu’ile. Partout ailleurs, il conserve son e final (presque opaquepresque arrivépresque habitué, etc.).

retirai : v. retirer au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : j’).

sans encombre : loc. adv. Sans incident, sans rencontrer d’obstacle. Le vieux mot encombre(« obstacle, difficulté ») ne survit plus que dans cette locution figée où il s’écrit toujours au singulier (contrairement à certaines autres expressions avec sans).

griffonné : part. passé du verbe griffonner employé comme adjectif, au masculin singulier (s’accorde avec message). Écrire quelque chose de façon illisible ou à la hâte.

orthographe : n. f. Manière correcte d’écrire un mot. Attention au genre féminin de ce mot. À ne pas confondre avec le nom paronyme autographe (« signature d’une personne célèbre »).

obligeamment : adv. D’une manière obligeante, aimablement. La prononciation de la terminaison des adverbes en –amment et en –emment est la même : « amant ». Pour savoir si l’on doit écrire cette terminaison avec un a ou avec un e, on se base sur l’adjectif correspondant. Pour obligeamment, l’adjectif correspondant est obligeant, qui se termine en –ant. La terminaison de l’adverbe s’écrit donc –amment, avec un a. En comparaison, on écrira ardemment avec un e, puisque l’adjectif correspondant, ardent, se termine en –ent. Autres exemples avec un a :bruyant bruyammentsavant savamment, suffisant suffisamment, etc.; autres exemples avec un e : différent différemmentévident évidemmentpatient patiemment, etc. Ici, on doit tenir compte d’une difficulté supplémentaire : l’ajout du e entre le g et le a pour représenter la prononciation « j » (comme dans je); sans le e, on prononcerait « g » (comme dans gué).

immaculée : adj. immaculé au féminin singulier (s’accorde avec orthographe). Qui ne présente aucune tache (ou plutôt, ici, aucune erreur !).

déchiffrant : v. déchiffrer au participe présent. Parvenir à lire, à comprendre (ce qui se présente de façon peu distincte ou difficilement intelligible).

mot à mot : loc. adv. Un mot à la fois. Comme la définition l’indique, les deux occurrences du mot mot doivent être au singulier dans cette expression, qui ne prend pas de traits d’union quand elle est employée adverbialement comme ici.

terme : n. m. [Soutenu] Moment où prend fin une action. Un deuxième sens de terme est « mot ou groupe de mots ». L’expression trouver son terme peut signifier ici aussi bien « trouver son dénouement » que « trouver (dans le dictionnaire) le mot recherché. »

œil : n. m. Organe de la vue. On accepte que les deux lettres du digramme œ soient écrites de façon détachée oe.

l’œil du hibou : bien qu’il ne soit pas un toponyme (nom propre de lieu), on accepte que ce groupe de mots ou que le nom hibou puisse être ici interprété comme un toponyme. On accepte donc qu’ils soient écrit à la façon de toponymes (avec certaines majuscules initiales et, le cas échéant, avec des traits d’union).

 : adv. marquant un lieu autre ou éloigné de celui où l’on se trouve. À ne pas confondre avec le déterminant la, sans accent grave.

celé : part. passé du verbe celer. [Vieux] ou [Soutenu] Cacher, tenir secret. Le participe passé conjugué avec être s’accorde avec le sujet le trésor, qui est ici postposé, c’est-à-dire placé après le verbe. À ne pas confondre avec les verbes sceller (« apposer un sceau », « cacheter » ou « fermer de manière étanche »), utilisé plus haut dans le texte, et seller (« mettre une selle à une monture »).

fut : v. être au passé simple, 3e personne du singulier (sujet : mon esprit). Le verbe s’écrit sans accent circonflexe au passé simple, mais en prend un à l’imparfait du subjonctif (bien qu’il fût encore très tôt, elle préféra rentrer).

sur-le-champ : adv. Au même moment, dans l’instant immédiat. Cet adverbe s’écrit avec des traits d’union, bien que son synonyme tout de suite n’en prenne pas.

sens dessus dessous : loc. adj. inv. Dans un grand trouble, bouleversé. Cette expression s’écrit sans traits d’union, bien que les mots dessus et dessous qui la composent entrent dans de diverses autres locutions avec trait d’union (au-dessouspar-dessus, etc.). Prononciation : dans cette locution, le s final du mot sens ne se prononce pas.

ébloui : adj. masc. sing. (s’accorde avec esprit).

chatoiement : n. m. Reflet brillant et changeant. Ce mot s’écrit sans accent circonflexe, commechat, d’où il tire d’ailleurs son étymologie : de chatoyer + –ment; du latin cattus, qui signifie « chat ». Attention au e qui s’insère entre oi et ment, comme c’est le cas des noms dérivés de verbes en –oyer (aboyer aboiementdéployer déploiementflamboyer flamboiementtutoyer tutoiement, etc.).

hypothétiques : adj. hypothétique au masculin pluriel (s’accorde avec bijoux). Qui ne constitue qu’une hypothèse.

bijoux : n. m. bijou au pluriel. Attention au pluriel exceptionnel en x ! Petit rappel : c’est aussi le cas des noms cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux et poux.

thésaurisés : part. passé du verbe thésauriser employé comme adjectif, au masculin pluriel (s’accorde avec bijoux). Accumuler, amasser.

améthystes : n. f. améthyste au pluriel. Variété de quartz qui se présente sous la forme d’une pierre fine violette.

saphirs : n. m. saphir au pluriel. Pierre précieuse généralement de couleur bleue.

bleu outremer : loc. adj. D’un bleu intense qui tire sur le violet. L’adjectif de couleur (bleu) est invariable quand on lui appose un adjectif ou un nom (outremer). Bleu outremer s’écrit sans trait d’union (note : le trait d’union est toutefois requis quand on combine deux couleurs différentes pour exprimer une nuance particulière : des yeux bleu-gris, des meubles brun-noir, etc.). Le nom et l’adjectif de couleur outremer s’écrivent sans trait d’union, mais l’adverbe outre-mer en prend un (Luc travaille outre-mer).

topazes : n. f. topaze au pluriel. Pierre fine, jaune ou mordorée, composée de silicate d’aluminium.

mordorées : adj. mordoré au féminin pluriel (s’accorde avec topazes). D’un brun chaud présentant des reflets dorés. L’adjectif de couleur utilisé seul suit la règle générale des adjectifs et s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.

entrevoyais : v. entrevoir à l’imparfait de l’indicatif, 1re personne du singulier (sujet : j’). [Figuré] Soupçonner bien qu’en ayant encore une idée imprécise de quelque chose. Ce verbe s’écrit toujours sans trait d’union, contrairement à d’autres verbes construits avec le préfixe entre :entre-dévorer (ou entredévorer), entre-égorger (ou entrégorger ou entr’égorger), entre-nuire (ouentrenuire), etc. Notez que les rectifications orthographiques recommandent systématiquement la graphie soudée pour tous les verbes avec entre (entredévorerentrégorgerentrenuire, etc.).

doublons : n. m. doublon au pluriel. Ancienne monnaie espagnole. Voir aussi le sens linguistique, plus loin dans le corrigé.

boucanier : n. m. Pirate, aventurier.

jadis : adv. Dans un passé lointain, il y a longtemps; anciennement, autrefois. Étymologie : de l’ancien français ja a dis signifiant « il y a déjà plusieurs jours ».

amassés : part. passé du verbe amasser au masculin pluriel. Ajouter successivement des choses à d’autres choses de même nature. Le participe passé conjugué avec avoir s’accorde avec le complément direct placé à gauche, ici le pronom relatif qu’, mis pour des doublons d’or.

aux dépens de : loc. prép. En faisant souffrir, en rendant mal à l’aise quelqu’un. Attention : dans cette locution, dépens est un nom pluriel qui signifie « frais judiciaires » et qui provient du latindispensum, « ce qui est dépensé ». Il s’apparente donc au verbe dépenser (d’où le s final), et n’a aucun lien direct avec le verbe dépendre de (on n’écrit donc pas aux *dépends de…).

quelque : dét. indéf. sing. Un quelconque, un certain (que l’on ne veut ou ne peut nommer, parmi un plus grand nombre). Note : l’emploi du déterminant quelque au singulier relève d’un stylesoutenu, sauf dans l’expression quelque temps.

galion : n. m. [MARINE] [Anciennement] Grand navire de guerre utilisé notamment par les Espagnols à partir du XVIe siècle. Ce nom provient de galée, du grec galea, qui signifie « galère ». Il s’écrit donc avec un seul l, comme galère.

colonial : adj. masc. sing. (s’accorde avec galion). Relatif aux colonies.

espagnol : adj. masc. sing. (s’accorde avec galion). De l’Espagne. Le gentilé (nom ethnique) s’écrit avec une minuscule quand on l’emploie comme adjectif.

ouï-dire : n. m. inv. Information transmise par autrui, par la rumeur publique. Attention au tréma sur ouï : il s’agit ici d’une forme du verbe ouïr (« écouter », en langage vieilli ou soutenu), et non de l’adverbe oui. On ne fait pas de liaison devant ce mot, même s’il commence par une voyelle :les ouï-dire se prononce « léwidir » et non « lézwidir ».

affabulations : n. f. affabulation au pluriel. Arrangement de faits qui travestissent plus ou moins la vérité.

laissé : part. passé du verbe laisser. Quand laissé est suivi d’un infinitif, on l’accorde avec le complément direct seulement si le complément direct de laisser (le pronom m’, mis pour je) estaussi le sujet sous-entendu de l’infinitif (conter). Or, ici, ce n’est pas je, c’est-à-dire la narratrice, qui conte quelque chose, mais plutôt les soi-disant connaisseurs du patelinLaissé reste donc invariable. Rectifications orthographiques : le participe passé laissé suivi d’un infinitif est désormais toujours invariable, comme le participe passé fait dans le même contexte (elles se sont laissé tomber dans l’eau; elles se sont fait rire).

conter : v. [Vieux] ou [Québec] Faire le récit de; raconter. À ne pas confondre avec le verbe homophone compter (« calculer », « dénombrer », « comporter » ou « avoir l’intention de »).

soi-disant : adj. inv. (s’accorde avec connaisseurs). Qui prétend être tel. Attention : c’est le pronom de 3e personne soi qu’on retrouve dans cette expression : « on dit de soi une certaine chose ».

patelin : n. m. [Familier] Village, région, pays. Ce nom s’écrit avec un seul t.

(plus d’un) havre : n. m. [Soutenu] ou [Régional] ou [Québec] Petit port bien abrité. Du néerlandais hafen, « port ». Attention : ce nom s’écrit sans accent circonflexe. À ne pas confondre avec l’adjectif paronyme hâve (« maigre et pâle », en langage soutenu). Même si l’ajout de plus engendre l’idée de pluriel (plus d’un havre = « au moins deux havres »), havre est singulier, puisque son déterminant un l’est aussi. Le h initial du mot havre est dit « aspiré » : il interdit l’élision (le havre et non l’havre) et la liaison (un havre se prononce « un havre » et non « un navre »).

censément : adv. Par supposition, selon toute vraisemblance; apparemment. À ne pas confondre avec l’adverbe homophone sensément (« [Vieux] d’une manière sensée; raisonnablement »).

avait : aux. avoir à l’imparfait de l’indicatif, 3e personne du singulier (sujet : plus d’un havre). Le sujet plus d’un havre exprime globalement le pluriel, mais l’accord du verbe se fait au singulier, tout comme celui des des autres mots de la phrase qui se rapportent au sujet. Le singulier s’explique par le fait que le noyau du sujet est singulier et non pluriel. Dans plus d’un havre,havre est au singulier. C’est avec ce mot singulier que se fait l’accord, pas avec le sens pluriel global.

servi : part. passé du verbe servir au masculin singulier. Le participe passé conjugué avec avoirs’accorde seulement en présence d’un complément direct (à gauche). Or, le verbe servir n’a pas du tout de complément direct dans la phrase (dans servir de repaire, le syntagme de repaireest un complément indirect); son participe passé est donc invariable.

repaire : n. m. Lieu servant de refuge à des individus dangereux. À ne pas confondre avec le nom homophone repère (« marque, signe de référence servant à retrouver un point précis sur un objet, servant à se situer dans l’espace »). Il est intéressant de noter que les deux noms,repaire et repère, partagent la même étymologie : de l’ancien français repairer, « revenir au point de départ ».

brigands : n. m. Personne qui vole, qui pille à main armée, généralement au sein d’une bande organisée.

trafiquants : n. m. trafiquant au pluriel. Personne qui fait le trafic de quelque chose. Ce nom s’écrit avec –qu-, comme le verbe trafiquer.

Davantage : adv. Plus. Cet adverbe s’écrit sans apostrophe. À ne pas confondre avec la séquence d’avantage(s), composée de la préposition de suivie du nom avantage (« bénéfice », « profit »). Comparez : Paul sourit davantage (= « Paul sourit plus ») et Je n’y vois pas d’avantage (= « Je n’y vois aucun avantage »).

intrigante : adj. intrigant au féminin singulier (s’accorde avec énigme). Qui intrigue, qui excite la curiosité. Attention : l’adjectif s’écrit avec –g-, alors que le verbe s’écrit avec –gu– (intriguer).

sibylline : adj. sibyllin au féminin singulier (s’accorde avec énigme). [Soutenu] Qui est difficile à comprendre.

ornithologique : adj. fém. sing. (s’accorde avec énigme). Relatif à l’ornithologie, aux oiseaux.

rappelai : v. rappeler au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : je). Se rappeler : retrouver le souvenir de quelqu’un ou de quelque chose. Le verbe rappeler (et ceux de sa famille) s’écrit toujours avec deux p. Le simple ou double dépend quant à lui de la prononciation : si le e qui précède se prononce « è », on double le l : je rappelle, nous rappellerons, ils rappelleraient, etc.; s’il se prononce « e », comme dans « le », ou si on peut l’omettre (e muet), le l reste simple : je rappelainous rappelonsils rappelaient, etc. Notez enfin qu’on se souvient de quelque chose, mais qu’on se rappelle quelque chose (sans de).

providentiellement : adv. D’une manière providentielle, dont la coïncidence est très heureuse et inattendue.

promontoire : n. m. Cap élevé qui s’avance en saillie au-dessus de la mer. Ce nom s’écrit avec un e final même s’il est masculin. C’est aussi le cas d’autres noms masculins, comme accessoire, grimoire, ivoire, purgatoire, etc.

avoisinant : adj. masc. sing. (s’accorde avec promontoire). Proche, voisin, attenant.

évoquant : v. évoquer au participe présent. Faire penser à. À ne pas confondre avec le verbe paronyme invoquer (« implorer l’aide d’un être spirituel par des prières » ou « citer »).

tout à fait : loc. adv. Exactement, complètement. Cette expression s’écrit sans traits d’union, comme tout à coup, ci-dessus dans le corrigé.

rapace : n. m. Oiseau carnivore, à bec crochu et aux doigts armés de griffes fortes et recourbées.

aigrettes : n. f. aigrette au pluriel. [Par extension] Faisceau de plumes qui surmonte la tête de certains oiseaux. Le pluriel est requis, puisque le hibou est un oiseau portant deux aigrettes, qui ressemblent à des oreilles ou à des cornes.

accourus : v. accourir au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : j’). Arriver en hâte.

daredare OU dare-dare : adv. [Familier] Précipitamment, promptement. Graphie rectifiée :daredare, sans trait d’union.

dénichai : v. dénicher au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : j’). [Figuré] Découvrir quelque chose à force de chercher.

anfractuosité : n. f. Cavité profonde et irrégulière; inégalité.

vermoulu : adj. masc. sing. (s’accorde avec coffret). Qui est rongé, piqué par les vers, en parlant d’une pièce de bois.

Eurêka : interjection d’origine grecque signifiant littéralement « j’ai trouvé ». Malgré son accent circonflexe, la lettre ê se prononce « é ».

arborait : v. arborer à l’imparfait de l’indicatif, 3e personne du singulier (sujet : Son couvercle). Afficher, montrer. À ne pas confondre avec le verbe paronyme abhorrer (« détester au plus haut point », en langage soutenu).

enchâssée : part. passé du verbe enchâsser employé comme adjectif, au féminin singulier (s’accorde avec inscription). Fixer dans une cavité pour mettre en valeur. Ce verbe est de la même famille que le nom châsse (« monture, encadrement d’une pièce qui la maintient en place »); il s’écrit donc avec un accent circonflexe.

chasses : v. chasser au présent de l’indicatif, 2e personne du singulier (sujet : le pronom relatifqui, mis pour le pronom personnel toi). Premier sens : poursuivre, guetter une bête pour la tuer ou la capturer. Deuxième sens : enlever, faire partir. Attention : le verbe se conjugue à la 2e personne du singulier, puisque son sujet (le pronom qui) a pour antécédent le pronom toi.

coquilles : n. f. coquille au pluriel. Premier sens : enveloppe dure, calcaire, qui constitue le squelette externe de la plupart des mollusques et qui est sécrétée par le tégument. Deuxième sens : faute typographique (omission, inversion, substitution de lettres, etc.).

perles : n. f. perle au pluriel. Premier sens : concrétion dure et brillante, d’un blanc irisé, de forme plus ou moins sphérique, formée de couches concentriques de nacre que sécrètent certains mollusques autour d’un corps étranger. Deuxième sens : erreur grossière, absurde, ridicule.

doublons : n. m. doublon au pluriel. Premier sens : ancienne monnaie espagnole. Le nomdoublon est employé dans ce sens plus haut dans le texte (J’entrevoyais même des doublons d’or…). Deuxième sens : faute typographique consistant dans la répétition d’une lettre, d’un mot, d’une partie de la copie.

Quant au : loc. prép. En ce qui concerne. À ne pas confondre avec quand (avec un d), adverbe ou conjonction qui exprime le temps, le moment.

inclus : part. passé du verbe inclure employé comme adjectif, au masculin singulier (s’accorde avec butin). Pour se rappeler que le participe passé inclus prend un s même au singulier, on pense à son féminin incluse, dans lequel le s est audible (piles incluses). Le participe passéexclu s’écrit quant à lui sans s au masculin singulier; son féminin est exclue (et non *excluse !).

trouvai : v. trouver au passé simple, 1re personne du singulier (sujet : je).

plaisantins : n. m. plaisantin au pluriel. Personne qui aime plaisanter.

mutins : adj. mutin au masculin pluriel (s’accorde avec plaisantins). [Soutenu] Qui est porté à désobéir, qui est espiègle, taquin

ils : pron. pers. il au pluriel. Dans une interrogative directe, le sujet de 3e personne est repris par les pronoms il ou elle. Le pronom est du même genre et du même nombre que le sujet (iciDes plaisantins mutins, masculin pluriel) et il se joint toujours au verbe avec un trait d’union.

joués : part. passé du verbe jouerSe jouer de : se moquer de. En contexte pronominal, on accorde le participe passé avec le sujet (ici Des plaisantins mutins, masculin pluriel) quand le pronom réfléchi est sans fonction logique.

ri : part. passé du verbe rireSe rire de : se moquer de. Le participe passé du verbe rire est toujours invariable, peu importe le rôle du pronom complément. Il en va de même pour les verbes se plaire, se complaire et se déplaire.

conchyliologie : n. f. Étude scientifique des coquillages. Étymologie : du grec konkhylê, « coquille », et logie. Prononciation : la syllabe chy se prononce « ki ».

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